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Je te vois dans mon sommeil
Je te sens à mon réveil
Tu es toujours la
Tu ne me quitte pas.

Tu lit dans mon c½ur
Console mes pleurs,
Tu me fais sourire
Et même rire...

Mais vraiment qui est tu
Toi de mes pensées l'intrus...


# Posté le samedi 05 avril 2008 05:47

Modifié le samedi 05 avril 2008 06:03

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Ai je changé à se point?
Suis je aussi loin
De mon moi véritable ?
Où est passé se caractère si magniable ?
Je ne sais pas...
Est moi la ?
Je ne sais plus...
Je suis perdu...
Et pendant que je me cherche encore
Je fais sourir mes amis les morts.

# Posté le samedi 05 avril 2008 05:11

un peu de Rinbaud

un peu de Rinbaud
Les trois derniers poème sont de Rinbaud et si j'ai choisi de les mettres sur mon blog c'est simplement que ce grand poète a toujours su toucher mon coeur avec ses vers...
En gros j'épouse le premier qui arrive à son niveau (lol).
Donc voila Rinbaud est pour moi un incontournable ...

# Posté le jeudi 03 avril 2008 11:55

Modifié le samedi 05 avril 2008 05:14

Ma Bohème

Ma Bohème
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

# Posté le jeudi 03 avril 2008 11:45

Les effarés

Les effarés
Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,

À genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le boulanger faire
Le lourd pain blond...

Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise, et qui l'enfourne
Dans un trou clair.

Ils écoutent le bon pain cuire.
Le boulanger au gras sourire
Chante un vieil air.

Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge,
Chaud comme un sein.

Et quand pendant que minuit sonne,
Façonné, pétillant et jaune,
On sort le pain ;

Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées,
Et les grillons ;

Quand ce trou chaud souffle la vie ;
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,

Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres petits plein de givre,
- Qu'ils sont là, tous,

Collant leur petits museaux roses
Au grillage, chantant des choses,
Entre les trous,

Mais bien bas, - comme une prière....
Repliés vers cette lumière
Du ciel rouvert,

- Si fort, qu'ils crèvent leur culotte,
- Et que leur lange blanc tremblotte
Au vent d'hiver.....

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# Posté le jeudi 03 avril 2008 11:44

Modifié le samedi 05 avril 2008 05:14